vendredi 10 avril 2009

L'avenir de la presse papier

La presse papier n'a plus d'avenir.. cela semble être le mot d'ordre actuel. Pour moi c'est une erreur, qu'apporte la presse gratuite? Alors la presse en ligne gratuite du quick and dirty? oui mais pas seulement..


Du quick oui, le fait non analysé, brut de décoffrage sans aucun recul est offert au lecteur. On est en mode, flux RSS connecté sur l'AFP. C'est le concept des gratuits papiers style métro/20 minutes et so on. On line Google et yahoo exploitent le concept. Les journaux en ligne le fond également, mais le flux est agrémenté avec quelques articles un peu plus pointus..

Pour moi le journal papier doit avoir l'avantage du temps de la réflexion, d'avoir une réelle plus value: il se doit donc d'avoir des sujets de réflexions, dé-corrélés de l'urgence du scoop. le modèle du monde diplo est pour moi une bonne référence, car il est basé que sur des articles pointus, réfléchis argumentés.

Timing de parution:
Le journal papier doit être maximum hebdomadaire afin de garantir un contenu, une réflexion, un travaille sur un sujet. Le modèle web c'est du contenu rapide, à la fois dans la lecture, et sa présentation. Et ce pour être en haut des moteurs de recherches, et des lecteurs RSS.. sinon on se retrouve en bas de la pile, et personne ne vous lit, et les rendements publicitaires sont donc plombés..

Revenu?
De même lorsque l'on cite des investigations de tel ou tel journal, on devrait reverser des droits d'auteurs pour le travail réalisé. Car on détourne l'information à son profit pour faire de l'audience. et on empeche ainsi le journal de faire des ventes..

Pour conclure ces quelques idées: l'avenir de la presse papier sera par le contenu d'article de qualité soutenus par une réflexion et des investigations. sinon celle-ci n'apportera rien de plus que ce que l'on trouve gratuitement sur le web, et ne sera pas achetés car toujours en retard par rapport à l'immédiateté d'internet et des supports de lecture numérique..

Qualité, contenu.. seul clé de la survie Darwin nous l'avait dit. les économistes libéraux l'ont déjà enterré, car l'homme a bel et bien un prédateur, lui même. L'homme est canibal, mais ne l'avoue pas