travaillez plus, mais oui travaillez plus!
Concert du 3db en soutien aux employés de l'usine Arena.
"Sponsor des Mondiaux de natation, la marque Arena parade sur les podiums australiens. A l'heure même où la nageuse française Laure Manaudou triomphe aux antipodes, l'usine libournaise, qui fabrique ses combinaisons depuis des années, tire le rideau, avec 169 suppressions d'emplois à la clé. Le groupe Arena, contrôlé par un fonds d'investissement italien, a décidé de transférer la production vers
« On demande aux filles de réfléchir à leur avenir », explique Lisette Lamaud, de FO. « Mais, pendant des années, on nous a précisément demandé de ne pas réfléchir. Il fallait toujours effectuer les mêmes gestes avec des cadences qui n'arrêtaient pas d'augmenter. A la fin, celles qui faisaient les boutonnières devaient produire 2 500 à 3 000 pièces par jour. Des filles arrivaient à l'usine avec une boule dans le ventre. Certaines n'arrivaient pas à suivre le rythme. Alors, elles restaient à leur machine pendant les pauses de la mi-journée. Pour éviter ça, on avait demandé que les portes de l'atelier soient fermées. Mais la direction nous avait dit que ce n'était pas possible, et que si on faisait ça, c'est l'usine entière qui fermerait. » L'atelier est resté ouvert pendant les pauses. Les ouvrières ont continué à se battre pour la survie de l'entreprise. « Le 13 novembre dernier, se souvient Annie Gonable, il y a eu un comité d'entreprise ordinaire. La direction nous a félicitées d'avoir tenu les objectifs pour la saison écoulée. Dans la foulée, on nous a annoncé qu'un comité d'entreprise extraordinaire se tiendrait au début de la semaine suivante pour annoncer la fin de l'activité de l'usine. » Ainsi en avait décidé le fonds d'investissement qui venait de reprendre le groupe quelques mois plus tôt. Une cellule de reclassement se met en place pour Arena.
Dimanche, François Pinault s’est engagé à verser un million d’euros par an et sur cinq ans à Laure Manaudou, par « coup de coeur ». Les ouvrières de Libourne auraient mérité pareil engouement."
lu sur http://triodenbas.com/
encore un triste exemple pour notre france ouvrière. Où la rentabilité pour les actionnaires n'est pas au rendez vous. Pourtant l'usine gagnait de l'argent.. mais bon..
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